27.11.2008
Les Charognards des Mers 5.
Un chapitre ou notre héroïne fait une démonstration de sa psychopathie galopante et de ses dons de tortionnaire habituée à jouer du canif...
PS: Pour ceux qui viennent par ici, il y aura peut-être un changement d'hébergeur dans pas longtemps. Wait and See...
5.
Le destin sanglant d’une Espionne.
Alita contemplait dans la nuit le réseau des nombreuses étoiles visible dans la nuit terrestre. Dans sa patrie d’origine, de lourds nuages cachaient les étoiles et quoique leurs mouvements lents et ondoyants soient un spectacle fascinant, elle préférait la lueur des astres nocturnes. Ce spectacle sans cesse renouvelé apaisait pour un bref instant son cœur empli d’une rage noire et douloureuse. Elle fumait lentement sa fine petite pipe, laissant la fumée anesthésier un peu ses nerfs sans cesse à vif. Sur le pont, les femmes de veille travaillaient, et la rumeur des chocs et des respirations arrivaient aux oreilles d’Alita qui n’y prêtait pas attention. Elle se laissait envahir par les scintillements de lointains soleils qu’elle ne connaîtrait jamais. Elle souffrait de la faim depuis quinze jours. Les rations humaines ne suffisaient pas à son organisme.
« C’est un beau spectacle, hein ? »
Alita se retourna, surprise. Elle porta la main à son sabre de manière instinctive puis elle aperçut le visage impénétrable de Kreshka. Alita suspendit un instant son geste, considérant le sourire mystérieux de la chatte. Kreshka se posa contre le bastingage.
« Vous venez régler vos comptes ? demanda Alita.
- Je dois avouer que j’en ai eu envie. Cela fait un mois que nous naviguons et je me suis habituée à votre compagnie. Et puis vous êtes une des rares personnes à apprécier ce spectacle. Vous venez des Grées comme moi.
- Ouais.
- A ce propos, je vous vois mourir d’ennui. Si vous voulez, vous pouvez faire la vigie. De là-haut, les étoiles vous ouvrent les bras. En fait, je dois avoir une histoire semblable à la vôtre. On m’a chassé de ma tribu. Malgré le gouffre qui nous sépare, cela nous rapproche, vous ne pensez pas ? Et puis nous sommes des monstres pour les hommes. Ils nous évitent. Vous, moi ou Banshie sommes très différents de ces êtres. »
Un silence passa. Kreshka redevint silencieuse et Alita reprit une bouffée de sa drogue. Elle regarda autour d’elle, apercevant quelques témoins de la discussion la couvant d’un regard noir. De par sa nature d’immortelle, Alita devait consommer trois fois plus de nourriture qu’un homme. Seul le sang et le pouvoir qu’il drainait pouvaient calmer sa faim. Alita dévorait trop de vivres et les marins s’inquiétaient de la gloutonnerie de cette étrangère. Viane devenait particulièrement virulente dans ses commentaires. Sans la présence de sa cliente, Alita se serait nourrie d’elle et de ses suivantes depuis longtemps. Un nouveau spasme de son estomac troubla le silence. Elle était affamée.
« T’as raison Kreshka. Je dévore leurs réserves alors elles veulent me foutre à la flotte. Mais c’est ça ou je bouffe l’une d’elles. On dirait que Banshie n’a pas pris en compte mes…appétits.
- J’ai essayé de la prévenir. Si tu veux…. »
Alita tourna son regard mauve sur la petite femme. Elle réfréna ses crocs. Réalisant l’énormité des paroles de Kreshka elle garda un instant le silence. Elle tira une dernière bouffée et cura la pipe, laissant les particules noires s’envoler dans le vent marin pour se noyer dans l’immensité.
« Je ne sais pas pourquoi tu fais ça mais je refuse. Si je…me nourris de quelqu’un, ma personnalité…Je deviens autre et je ne réponds pas de ce qui peut se passer. Par contre, je vais grimper en haut. »
Alita qui ne dormait qu’une ou deux heures par nuit pour faire des cauchemars peuplés d’abominables tortures trouva un poste à sa convenance, au sommet du plus grand mat. Parfois Kreshka venait la voir. Une étrange amitié naquit entre les deux femmes. C’est ainsi qu’Alita sut que Vila Banshie était également originaire des Grées. Elle possédait le talent d’influencer la météo dans un rayon de plus de deux kilomètres. Souvent Kreshka monologuait sur les différentes aventures qu’elle avait traversées avec Banshie. Alita l’écoutait en restant silencieuse.
C’est de son poste, emmitouflé dans sa cape et l’obscurité qu’Alita surprit l’étrange manège de la garde Hyksos qu’elle avait vu lors de sa deuxième rencontre avec Banshie. La femme nordique s’avançait en direction de la proue. Elle attendait l’arrivé d’un énorme faucon blanc du nord. L’animal se posait sur son point droit, plantant ses griffes dans un énorme gant de cuir. La Hyksos arrachait alors une petite missive et la lisait. Elle plaçait ensuite un nouveau message et le faucon ouvrait ses larges ailes pour s’élancer dans la lune blafarde. Deux nuits d’affilées, le manège se répéta avec une régularité de métronome.
Alita décida d’intervenir. Après tout, Banshie l’avait payé pour résoudre ce genre de problème. Sans bruits, elle descendit de son sommet, s’accrochant aux cordes pour atterrir derrière la Hyksos qui s’apprêtait à rejoindre ses quartiers en faisant un signe à celles qui s’occupaient du quart. La vampire ne fit pas de bruit en tombant à terre. Elle se releva, telle une ombre vivante. La Hyksos, soudain consciente d’une sensation de menace imminente amorça un mouvement pour se retourner. Une lame aiguisée se glissa sous son cou. Un bras froid comme la mort se posa sur ses épaules. La Hyksos frissonna en voyant deux yeux luire, rouges, dans un visage dissimulé par l’ombre d’une capuche. Alita, si proche des jugulaires, ne put contenir ses crocs translucides qui jaillirent hors de sa bouche. Le poison neurotrope distillé par les glandes à venin coula en gouttes poisseuses sur l’épaule et la nuque de la Hyksos.
« J’ignore pour qui vous travaillez mais il va falloir vous expliquer avec Banshie. »
La voix sépulcrale de la vampire paralysa un instant la Hyksos mais elle avait été éduquée à la dure. Elle reprit très vite sa contenance. Alita bougea la lame. Un peu de sang perla du coup épais de la barbare. Elle fit avancer sa prisonnière en direction de la cabine du capitaine.
« N’essayez même pas de vous saisir de votre arme, je vous égorgerai rapidement pour boire votre sang. »
Alita se saisit de l’arme de la Hyksos, un marteau de guerre qu’elle balança d’une main dans la mer. Elle fit avancer sa prisonnière vers la cabine du capitaine, chatouillant la jugulaire avec le fil aiguisé de sa lame. Les deux femmes entrèrent sans frapper. Alita poussa son otage contre le bureau encombré de Banshie d’un coup de pied dans le postérieur. Le choc contre le meuble fit tomber quelques objets, coupant pour un moment la respiration de la Hyksos qui s’affala dans le fauteuil. Banshie qui était en pleine discussion avec Kreshka sur la direction à suivre resta immobile, attendant de connaître le mobile de cette interruption intempestive. Alita avait gardé à la main son sabre court. Son regard pourpre luisait dans les ténèbres qui l’environnaient. Kreshka put voir que la vampire remettait au fond de sa mâchoire ses terribles crocs.
« Je ne crains que cette femme soit une espionne. J’ai pensé que cela vous intéresserait. »
Banshie se leva, dégaina son Epingle en la pointant sur le torse de la Hyksos. Elle resta un moment immobile puis d’un mouvement vif, presque invisible à l’œil, elle creusa une profonde balafre dans la joue de la Hyksos. Il n’y avait nulle colère dans le visage de Banshie, juste un profond mépris.
« Qu’est ce que tu lui as révélé ? »
Un grand rire secoua la Hyksos. Elle cracha en direction de Banshie et le molard s’écrasa sur sa veste rouge.
« Vous n’allez pas me faire parler sous la torture. Vous ne pouvez rien me faire et je ne dirai rien.
- Je pensais pouvoir compter sur les membres de mon équipage. Après tout, nous avons toutes des petits soucis avec la loi des hommes. Nous avons un contrat tacite de confiance sur ce vaisseau. Seul notre code d’honneur nous sépare de la pire racaille des bas quartiers. Si nous l’abandonnons, il ne nous reste rien. Pour quelles raisons, Ëkcto ?
- Faites ce que vous voulez, j’ai rien à dire à quelqu’un qui s’acoquine avec une Nosfératu.
- Alors on peut te balancer à la flotte si tu ne nous apprends rien dit Kreshka.
- Pas tout de suite. Banshie s’approcha de la prisonnière. J’ai besoin de savoir ce qu’elle a écrit dans sa précieuse missive.
- Je ne dirai rien et vous ne pouvez rien me promettre pour me faire parler. Quand à la torture, ma foi…J’ai déjà une grande expérience et vous n’aurez pas le cran Banshie. C’est pas votre genre.
- Alors prépare toi à mourir.
- Banshie dit Alita, laissez moi seule avec elle. Elle se confessera.
- Vous êtes sûre de votre fait miss Vampire.
- Dans mon pays, je ne connais personne qui peut soutenir les tortures, et pourtant nous sommes tous immortels.
- Vous étiez donc un bourreau ? Kreshka regarda Alita qui se tenait dans l’ombre.
- Non. J’ai juste eu la malchance de me trouver de l’autre côté du chevalet.
- Je me désintéresse de cette affaire dit sombrement Banshie. Faites ce que vous pouvez, Vampire. Je vous laisse la place. »
Les deux femmes sortirent. Kreshka se tourna, inquiète vers Alita mais la vampire ne voyait déjà plus son amie. Elle se concentrait sur la Hyksos. La katana était sorti de son fourreau.
« Deux précisions dit doucement Alita, quoique vous entendiez, ne rentrez pas avant que je sois sortie. Ca va être moche.
- D’accord.
- Ensuite les ration humaines, Kreshka à dû vous le dire ne sont pas assez copieuses pour mon corps. Par contre le sang frais me remplit d’énergie. Je veux que vous me laissiez dévorer cette espionne.
- Elle est morte de toute façon.
- Bien, ne soyez par surprises mais ma personnalité change sous l’influence du sang. Préparez-vous au pire et si besoin est, attachez-moi tant que je suis ivre. »
La porte fut fermée. Alita tourna la clé. La Hyksos s’était relevée mais la pointe du sabre se leva près de son nez. Un mauvais sourire tordit la bouche aux lèvres pâles de la vampire. Elle poussa la Hyksos du bout du sabre, l’obligeant à s’asseoir. La barbare tenta d’atteindre un bibelot pour frapper Alita mais un petit couteau effilé fendit l’air pour clouer la main gauche sur le bureau. La Hyksos ravala un cri de douleur, tentant d’arracher la lame à sa chair et au bois. La vampire la laissa faire un moment puis elle se saisit de la deuxième main de sa proie. Elle la planta dans l’accoudoir de la chaise avec le sabre, traversant l’accoudoir pour entamer le parquet. La garde compressait la main. La Hyksos serra les dents mais ne hurla pas.
« C’est de la merde tes trucs. Tu ne peux pas me faire mal.
- Tu crois ça…Je vais te faire goûter à une petite torture vampire. Tu vas dévider toute ta vie pour que j’arrête seulement…J’ai très soif et ton sort sera affreux une fois que j’aurais bu ton sang. »
La Vampire tourna autour de la Hyksos, se déplaçant lentement. La femme n’entendait pas les pas de la créature de l’obscurité. Alita sortit un autre petit couteau, très fin. Elle fit briller le tranchant dans la lumière lunaire. Elle se posa ensuite sur les genoux de sa victime, commençant à lui caresser les cheveux. La Hyksos s’aperçut que la voix d’Alita subissait une inquiétante altération. Son ridicule accent zézayant disparu pour laisser place à une voix grave, profonde. Elle détachait chaque mot de son monologue, les dégustant.
« Tu vois, la torture a laissé ses traces là. Alita se tapa la tête. Lorsque le pouvoir du sang se saisit de moi, je deviens différente. Plus cruelle, plus violente. Mes appétits de meurtres se font plus vifs et rien ne m’amuse plus que la souffrance de mon prochain. Tu vas connaître les pires aspects de ma personne. C’est comme ces couteaux. Ils servent logiquement à décorer les maisons des nobles. Ils sont très fins et ne peuvent servir dans un combat. Ils se briseraient. Pourtant, correctement utilisés ce sont de véritables outils de douleur. Prépare toi… »
La Hyksos hurla jusqu’à l’aube. Tous les membres de l’équipage furent terrorisés par les supplications et les beuglements de souffrances. La victime parla, son discours se cassant entre ses larmes et ses cris. Un fin filet de sang coula sous la porte, se répandant sur le pont en une fine rivière. A ce bruit infernal succéda un silence entrecoupé par des bruits humides. On ne percevait même plus le ressac de l’océan, terrifié par la sinistre interrogation contenue dans le hurlement muet qui sourdait de la porte close. Tout se figea, statufié par une substance invisible et gluante, l’angoisse. Le navire dérivait dans une étrange région faites de ténèbres opaques. Enfin, après deux siècles d’horreur, la porte s’ouvrit lentement sur un rectangle obscur. Alita sortit dans la faible lumière d’une aube blafarde. Tout l’équipage, rassemblé sur le pont par la nuit cauchemardesque s’écarta comme une seule personne de la femme vêtue de noire. Les poils dorsaux de Kreshka se dressèrent sans qu’elle les contrôlât. Banshie réprima un haut le cœur, avisant le cadavre que la vampire tirait dans sa main droite.
Alita tenait le pied de sa victime, offrant à la vue le spectacle répugnant de sa fureur sadique. La Hyksos avait été dévêtue. Alita avait arraché la peau de sa gorge, de ses seins et de son bas ventre, laissant la chair à vif. Mais ça ne lui avait pas suffi. Avec une méthode parfaitement ignoble, elle avait disséqué à vif les articulations de la femme, décortiquant ses genoux, ses coudes et ses poignets. Enfin, elle avait procédé à l’ablation des paupières et de toutes les dents. Maintenant elle traînait cette pauvre carcasse pour la jeter par-dessus bord. Les yeux de la vampire brillaient d’un rouge vif. Banshie s’approcha, surmontant sa répugnance mais un détail attira son regard. La Hyksos respirait encore. Banshie allait dire quelque chose mais, se penchant à son oreille, Alita lui souffla :
« Elle aimait Dowd. L’imbécile s’est laissée séduire. Avouez qu’elle mérite son sort. Elle a indiqué notre position à Dowd. Il semblerait qu’il nous suive à la trace pour récupérer ce que nous cherchons. Il nous laisse la chercher pour lui. Il ignore où se trouve « la Mémoire ».
- Vous ne l’avez pas tué…Elle vit encore.
- Oui. Ce n’est pas une torture fatale vous savez. De plus elle dort. Je lui ai pris un peu de sang. Elle se réveillera dans l’eau. »
Alita se mit à rire, un éclat de joie sinistre lui secouait le corps. Banshie en fut révoltée.
« Achevez-là. C’est un ordre.
- Pourquoi ? On ne m’a pas achevé, moi. Qu’elle subisse la cruauté de l’existence. De toute façon cette crevure va s’éteindre d’une crise cardiaque au contact de l’eau salée. »
Banshie se recula d’un pas, ébranlée et ne sachant que faire. D’une main, Alita souleva la Hyksos moribonde. Elle la lança dans la flotte comme on se débarrasse d’une poupée de chiffon usée. Elle tourna ses yeux cramoisis sur le reste terrorisé de l’équipage, portant sa main à son sabre. Toutes les femmes reculèrent, elle ne faisait pas le poids face à ce monstre. Banshie dégaina son Epingle et se dressa face à Alita.
« Vous allez redevenir vous-même. Cette fois c’est un ordre.
- Qui êtes vous pour me donner des ordres ? Personne ne me donne d’ordres. Je suis libre à présent et je vais laver le pont avec le sang de ces salopes.
- Vous ne me donnez pas le choix, je dois vous punir pour faire respecter l’ordre sur mon bâtiment.
- L’ordre ? Ha, on croirait entendre des paroles de militaire. Voyez-vous, depuis le début de cette traversée mortellement ennuyeuse j’ai eu faim. Maintenant, toutes ces personnes peuvent me donner du pouvoir. Vous pensez me faire peur avec votre ridicule et fragile épée. J’ai passé cinquante ans à étudier l’art du sabre. Vous ne pouvez vous opposez à moi.
- Assez !! Kreshka se mit entre Alita et Banshie. Ca doit cesser. Par Artémis redevenez vous-même.
- Je t’avais oublié toi. Soit, je vous trancherai ensemble. »
Alita dégaina son sabre et se mit en garde, pointant l’arme terrible sur Banshie, ignorant la petite tashline. Banshie conserva son calme, la pointe de sa fine épée visant le cœur de la vampire.
« Vous n’êtes pas la seule qui vienne des Grées et qui ait des pouvoirs ici dit Banshie. Il est temps de vous corriger, qui que vous soyez.
- Rodomontades. Mourrez. »
Alita chargea mais Banshie hurla en faisant un geste avec son épée. Un mur d’air explosa contre la vampire, transformant sa cape en hardes. Elle valsa contre le mat. La peau blanche du visage fut déchirée, laissant de grandes plaques de chair à l’air. Le choc assomma Alita. Le sabre roula hors de sa portée. Banshie rengaina son Epingle, faisant un signe à son équipage. Alita fut saisie par des mains fébriles et emmené à fond de cale où on l’enchaîna à un tonneau. Elle fut désarmée. Banshie ordonna ensuite à ce que sa cabine fut lavée du sang qui avait giclé. La responsabilité de cette barbarie pesait sur ses épaules trop lourdement. Elle s’interrogeait sur l’attitude à tenir avec cette femme démoniaque.
Les membres du navire souhaitait la voir offerte en pâture aux requins pourtant Banshie continuait à vouloir la jeter entre les pattes de Dowd. Elle affaiblirait sûrement le pirate, le seul adversaire contre lequel elle perdait ses moyens.
Kreshka, ébranlée par la confrontation ne savait sur quel pied danser. Elle connaissait très bien « l’Ivresse de sang » des vampires pour l’avoir souvent croisée dans sa courte existence mais elle n’avait jamais vu un tel changement de personnalité. Pourtant elle ne pouvait nier que les deux visages de la Vampire entretenaient des similitudes troublantes. Avec sa curiosité habituelle, elle se résolut à en savoir plus et, pourquoi pas, guérir Alita. Elle basait ses ambitions sur des fondations fragiles mais elle n’en avait cure. Même si le reste de l’équipage souhaitait la mort de la vampire, elles n’oseraient pas discuter un ordre de Banshie et Kreshka.
Banshie prit rapidement une décision, abandonnant pour le moment Alita à son sort, elle ordonna à son équipage de continuer la route jusqu’à l’île d’Oloenaëkr, un petite crotte de terre volcanique au milieu de l’océan, la dernière étape ou se fournissait les boucaniers de toutes espèces avant d’affronter les Terres Froides et la Mer Gelée. D’après son informatrice, Dowd s’attendait certainement à un arrêt plus proche, hors du Désert de Gel Hyksos et Banshie comptait semer le bandit le plus vite possible. Comme elle ne pouvait pas jouer sur la vitesse, elle espérait que Dowd se tromperait d’escales et la perdrait ainsi de vue. Les Yeux de Dowd étant crevés la stratégie de Banshie avait des chances de fonctionner. Banshie s’avança sur le pont, faisant signe à ses matelots de se tenir prêts. Elle se mit à chanter mais aucun mot ne sortis de ses lèvres pourpres. Les vents se levèrent, le ciel s’assombrit pendant que les bourrasques devenaient plus fortes.
16:14 Publié dans Blog, Livre, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : littérature




