29.07.2008

Un peu de détente...

Un peu de Kulture...
 
Comme l'été est l'époque où on lit des best-sellers décérébrés, voici des essais qui ont été écrits pour vous faire découvrir d'autres genre, que ce soit en littérature ou au cinéma. Bonne Vacance bandes de cons!
 

1. Les univers multimédias du Cyberpunk.

 

Le roman cyberpunk est un sous-genre de la SF, qui a vu sa naissance dans les années 80 avec les débuts du progrès informatique et les premières greffes d’organes artificielles. Selon les auteurs de ce mouvement l’environnement humain change la nature biologique même de l’homme. Nous ne pouvons plus être des enfants de la nature mais des descendants de nos propres créations consuméristes.

Les grands organismes financiers ; les rapprochements entre le cerveau humain et l’ordinateur ; la zététique ; la division du réel en un kaléidoscope de fiction ; la cognitique et les intelligences artificielles sont au cœur des préoccupations de l’écrivain cyberpunk. La frontière du cyberpunk est floue. Elle se partage entre le polar teinté d’élément de science-fiction et la SF pur.

Néanmoins, ces écrits sont parmi les seuls à envisager les problèmes liés à l’urbanité.… Je crois qu’il s’agit d’une émergence importante de la littérature qui semble délaisser ses problématiques bourgeoises pour s’intéresser notre inquiétant devenir. Le cyber disserte des mutations nécessaires de l’homme pour s’adapter à son l’état pitoyable de notre environnement quotidien. Se nourrissant de thèmes brûlants, le cyberpunk a souvent connu diverses représentations, en BD ou sous forme filmique. Nous allons les explorer…

Je citerai quelques auteurs qui me semblent importants ou représentatifs de ce mouvement.

- Kafka : Le château; le Procès. Dans ces deux romans Kafka n’a pas écrit de la fiction mais il a décrit une réalité administrative réductrice de l’individu. Cette méthode d'asservissement de l'homme moyen est toujours, faut-il le préciser, efficace.

- Phillip.K.Dick demeure le pionnier du mouvement Cyberpunk. Ses expériences sur de nombreuses drogues lui ont permis de construire un univers psychogénique. Les écrits de Dick sont incisifs et hallucinants. Le cinéma a écorché vif ses textes, les vidant de toutes substances critiques. Citons, Les robots rêvent-ils de moutons électriques etSubstance mort, deux textes manifestent du cyberpunk. L’adaptation du premier est une réussite sous le titre Blade Runner (réalisé par Ridley Scott) Phillip.K.Dick n’a cessé de décrire, dans d’innombrables nouvelles, les multiples fissures du réel générés par l'esprit humain. Les moyens technologiques actuels de manipulation renforcent sa vision paranoïaque d’une réalité unique inexistante.

- William Gibson est officiellement le père du cyberpunk avec l’inégale Neuromancien.Les auteurs officiels du mouvement sont surclassés par leurs ancêtres. Gibson, Bruce Sterling (Schismatrice+) et Walter Jon Williams (Câblés) ne font aucun effort pour faciliter la lecture, gavant leurs ouvrages de détails techniques et scientifiques ardus.

- Norman Spinrad, écrivain engagé politiquement dont certains romans ont été interdits aux Etats-Unis a signé des classiques du genre. Jack Barron et l’éternitéattaque les manipulations télévisuelles. Le printemps Russe décrit une dérive fascisante de l’Amérique. Si certaines anticipations de Spinrad n’ont pas eu lieu, force est de reconnaître que le portrait qu’il dresse de l’Amérique ressemble au visage méphitique que nous lui connaissons actuellement. Dans Les années fléaux, Spinrad aborde de front trois problèmes de l’Amérique, la pauvreté ; la frustration sexuelle et ses nombreuses conséquences et la censure du politiquement correct.

- Doté d’un ego surdimensionné, Maurice.G.Dantec est un cas un peu extrême. Ses romans de SF technologiques n’en ont pas moins un indéniable attrait narratif et contextuel. Exception française dans la littérature de genre, il a produit avec Les racines du mal et Babylone Babiesdeux bons pavés bordéliques mais attrayants. Malheureusement l’homme semble actuellement se complaire dans une idéologie fasciste.

- Les japonais ont souvent exploité le cyberpunk dans la littérature et les mangas. Mes connaissances en littérature japonaise contemporaine étant limités par les rares et mauvaises traductions qui s’échouent dans les librairies, je ne me risquerais pas au jeu des citations. Certains auteurs de mangas ont utilisé le genre dans leurs œuvres autant pour une facilité graphique que pour les nombreuses possibilités thématiques offertes par cette branche de la SF.

- Ghost in the Shell de Masamune Shirow est un représentant graphique typique du genre. Toutes les problématiques y sont traitées avec brio. L’auteur récidivera avec sa saga fourre-tout qu’est Appleseed.

- Akira de Katsushiro Otomo est un sommet du genre, œuvre grandiloquente ou les hommes, dans leurs soifs de pouvoirs ouvrent les portes à une puissance inimaginable…

- Blamede Tsutomu Nihei se déroule dans un monde déserté par les hommes. Des machines fonctionnent dans le vide, construisant sans trêve une cité cyclopéenne où des aberrations biomécaniques combattent des mutants déliquescents. L’auteur enrobe son récit dans une ambiance onirique cauchemardesque et se permet des étranges contorsions au sein de la structure du récit.

- Gunnmde Yukito Kishiro est un exemple réussit de recyclage des clichés du cyberpunk. Mélangeant différents thèmes, dont celui de la nanotechnologie, Kishiro créer toute une galerie de personnages déjantés qui se découpent en tranches dans un univers urbain barbare.

- Dans le cinéma occidental le Canadien David Cronenberg saisit, avec quelques films d’horreur, les enjeux du cyberpunk. Frissons, The Brood, Scanners etCrash parlent de la modification du corps humain par la technologie. Vidéodrome,film prophétique, offre avec dix ans d'avance, une vision cauchemardesque des possibilités de manipulation du réel possible grâce aux outils cathodiques.

Citons quelques exemples cinématographiques :

- Suicide Clubréalisé par Sono Sion, même s’il n’appartient pas directement au mouvement cyberpunk mérite que l’on s’y arrête. La société japonaise est coincée entre ses ambitions technocratiques et son respect des anciennes traditions. Le consumérisme affolant fait des japonais les observateurs les plus avisés de la déshumanisation d’une telle organisation sociale. Suicide Club est la réponse fictionnelle à ce système au bord de l’écroulement. Ici l’autodestruction est radicale. Les personnages de ce jeu de massacre ne vont pas trouver d’autres solutions à leurs dilemmes existentiels que le suicide. Chacun passe à l’acte de la manière la plus voyante, essayant de gagner le droit à son quart d’heure de gloire cathodique. Toute cette folie est organisée autour d’un groupe de musique de supermarché, symbole de l’omniprésence de la culture de masse et de ses idéaux bêtifiants.

Suicide Club pulvérise tous les codes narratifs connus, tue son personnage principal 15 minutes avant la fin avant de plonger dans un délire surréaliste. Des enfants surgis de nulle poussent au suicide les adultes qui perpétuent le système consumériste. Suicide Club est un condensé des thématiques sociales du cyberpunk et une critique vitriolée des excès de la société japonaise.

- Mamoru Oshii s’est fait une spécialité du genre en l’esthétisant à souhait dans ses dessins animés, Ghost in the Shell, Patlabor 1 et 2 ou Jin-Roh. Son film, Avalon, se nourrit aux mêmes idées que la saga Matrixmais élève le propos au-delà du bac à sable scénaristique ou se vautrent les Yankees.

- Shinya Tsukamoto est incontournable, icône du réalisateur bricoleur, il signe plusieurs films qui ont marqué le genre par leurs outrances graphiques (Tetsuo 1 et 2) ou idéologiques (Tokyo fist, Bullet Ballet.)Dans ses œuvres on retrouve le thème de l’autodestruction, qu’elle soit personnelle ou collective.

- Enfin, citons deux séries télés remarquables, Cowboy-Bebop de Shinichiro Watanabe qui se nourrit de tous les cinémas de genre des années 60-70. Les auteurs présentent une thématique différente à chaque épisodes en s’appuyant sur un scénario solide et des personnages attachants, le tout en 20 minutes. Une économie dans la durée, les moyens mais pas dans les idées.

- Serial Experiment Lain de Ryutaro Nakamura, sur un scénario particulièrement complexe de Chaki.J.Konaka, retrouve l’ambiance bizarre et effrayante des perceptions décalées de Phillip.K.Dick. Mélangeant allégrement toutes les techniques d’animation informatique en intégrant ces effets à son discours, cette série s’achemine sur une fin imparable et mélancolique. Les moyens restreints du format télé sont à l’origine d’idées narratives et visuelles étonnantes que dessert une musique lancinante du plus bel effet. Lain, dresse un bilan de l’évolution des rapports humain depuis l’arrivé de l’informatique qui fait froid dans le dos.

17.07.2008

Les Charognard Des Mers 1.1

Voici un roman d'Heroïc Fantasy entier. J'essaierais de poster les chapitres une à deux fois par mois avec des illustrations. Pour la première illu, je sais, je suis un peu rouillé!!!
 
Les-Charognards-des-Mers-1..jpg
 
 

Charognards des Mers.


Une Aventure maritime d’Alita la Vampire.


Notre histoire ce déroule longtemps après la chute de l’humanité et de son Hérault divin, Kronos le dieu du temps.

Vaincu par l’Alliance d’autres divinités menées par Zeus et sa fille Artémis, le dieu unique de l’Homme fut précipité dans les espaces froids des Tartares.

Les pouvoirs de Kronos furent dispersés au vent des quatre races : Les Vampires immortels ; Les rapides Tashlines ; Les humains habiles et les brutales Hyksos.

Au court des âges les raisons de la guerre divines disparurent.

Les puissantes divinités, jugeant leurs œuvres achevées se dissolvèrent dans l’Ether.

Il ne resta plus de leurs Présences que quelques croyances.

Cependant les anciennes cités ressurgirent.

Kronos, perdu dans les Tartares retrouva la force de hanter les vivants….


1.


Ninja et Pirates.


« Alors comme ça c’est vous ?

- Oui. Et je vous mets en gardes, je demande cher pour mes prestations. De plus je n’ai guère le pied marin. La femme zézayait en parlant.

- Avant de décider du prix, je voudrai savoir si vous êtes vraiment celle que je cherche. Vous comprenez, les masques des prêtresses d’Héra ne sont guère pratiques pour reconnaître les gens.

- Je devine que vous avez fait une petite enquête, si réellement vous avez le cran de me parler. En tout cas moi je sais qui vous êtes.

- Tiens donc. Et qu’est ce que vous savez de moi ?

- Vila Banshie, vous êtes une corsaire reconnue, recherchée dans de nombreuses contrées mais pas ici puisque le fruit de vos pillages permet à la ville de prospérer. Nous ne sommes pas loin des Forêts Pétrifiées et des Terre Froides. De nombreuses richesses reposent dans les Îles du Nord, des objets qui se négocient plusieurs milliers de Drachmes or entre les Magus. Votre équipage se compose uniquement de femmes. C’est pour ça que vous faites appelle à moi pour vous protéger.

- Amusant mais la plupart cette histoire est connue des gens d’ici. Il ne vous a pas fallu longtemps pour réunir ces informations. »

La femme tout de noir vêtu qui faisait face à Banshie souleva un peu son masque à l’effigie d’Héra et avala un peu de l’âpre bière que le tavernier dispensait à sa clientèle clairsemée. Les lueurs rouges du crépuscule perçaient difficilement l’épaisse crasse des carreaux. Depuis que les deux femmes s’étudiaient, les clients avaient fui et le patron patientait, regrettant de ne pouvoir chasser les importunes. Il devinait que la situation pouvait exploser d’un moment à l’autre car la discussion durait depuis trop longtemps.

Derrière la corsaire, deux gardes du corps féminins surveillaient les mouvements de la Prêtresse d’Héra imbibée. La première, une masse de muscle, tenait entre ses gros doigts boudinés une énorme hache. Elle portait des fourrures d’ours blancs et des plaques d’aciers rondes protégeaient sa poitrine. Son visage sévère et mal dégrossi surveillait constamment les alentours. Une cicatrice lui barrait la joue gauche tandis qu’un tic lui agitait le coin droit d’une bouche aux fines lèvres. Cette guerrière Hyksos de deux mètres n’avait rien de féminin.

La deuxième, le patron ne parvenait à se prononcer. Tout en muscle anguleux, elle était vêtue d’une tunique noire. Son visage se dissimulait derrière un voile et un cache-nez. Ses mains étaient recouvertes par d’épaisses bandelettes de cuir jaunes. Elle portait des chausses noires ainsi que des bottes de cuir noir qui s’adaptaient parfaitement à ses petits pieds. Une ceinture munie de plusieurs trousses pendait à sa taille. Elle transportait un petit sabre courbé dans son dos. Ses yeux rouges, seul parti visible de son anatomie restait concentré sur la prêtresse qui s’affalait dans son siège. Ces prunelles sanglantes faisaient songer à la redoutable race des Vampires, qui vivaient au-delà des mythiques Terre des Grées, au Bout du Monde. Bien que plus petite que la Hyksos, la femme d’à peine un mètre cinquante dégageait une impression de menace.

La prêtresse d’Héra finit son verre et le reposa en le claquant sur la table, remettant son masque en place de sa main gauche. Elle ignorait complètement le trio qui la surveillait. D’une voix rauque elle réclama une nouvelle chope. Tremblant, le patron s’approcha de la table. D’un signe de main Banshie l’arrêta. Un sourire sinistre flotta sur ses lèvres carmins. Deux ivrognes prétextèrent une urgence et quittèrent d’un commun accord leurs partis de dès, tanguant vers la sortie avec une précipitation maladroite.

« Vous vous moquez de moi dit doucement Banshie, Vous savez ce qu’il peut vous en coûter.

- Je crois que votre affaire ne m’intéresse pas. Vous trouverez sûrement quelqu’un d’autres, une meilleure lame que moi.

- Il faut absolument que j’établisse ce que vous êtes. Je ne peux me permettre de me tromper. Essayez de me comprendre, on parle d’une tueuse immortelle et vous conviendrez que ce n’est pas n’importe quelle fine lame.

- J’essaie, croyez-le mais je n’ai pas envie de me justifier. Vous me voulez ou pas, ça vous regarde. Vous connaissez le prix. Si vous changez d’avis, revenez me voir. »

La prêtresse commença à se lever lorsque la petite garde du corps cria d’une voix aiguë.

« Si vous êtes Omya-ona du clan Hirayushi, troisième fille du Daimyo Kazaemon Hirayushi, veuillez recommandez votre âme à Hadès, car je suis ici pour venger sa mort. »

La prêtresse se retourna, surprise. Elle avait parfaitement reconnu le nom de la femme qu’elle était avant de mourir. Elle tituba encore un peu ivre et porta la main à son sabre mais la petite femme avait déjà franchi la distance qui les séparait. Elle sortit rapidement une courte lame d’une trousse pour porter un coup de bas en haut. La prêtresse se recula d’un pas, esquivant de justesse la pointe qui lui arracha le masque du visage. Le portrait d’albâtre de la déesse vengeresse explosa sur le sol enduit de bière rance et de vomissures. Il dévoila le visage incroyablement pâle d’une jeune vampire aux yeux violets et aux longs cheveux noirs dont le regard s’embrasa de pourpre. Elle esquiva une seconde attaque qui passa près de sa gorge. La petite assaillante fit tournoyer son couteau. Elle continua à presser la prêtresse vampire, l’obligeant à s’adosser contre le mur, au fond de la salle. De sa main gauche la ninja lança un filin de cuivre dont l’extrémité lestée d’un crochet à barbelés siffla dans l’air. La prêtresse l’esquiva d’une roulade sur le côté, évitant de s’empêtrer dans les boucles coupantes. Elle attrapa une table et la projeta contre la garde du corps de Banshie qui ne put ralentir son élan. Elle se prit la solide planche de bois en pleine face, retombant en arrière dans un fracas de verre brisé.

Les derniers clients coururent vers la sortie avec le patron. Ils allèrent alerter les autorités de la présence d’une vampire dans l’établissement. La prêtresse se releva rapidement et dégaina enfin son sabre. La garde du corps se redressa également, un peu sonnée. Toutes deux reprenaient leurs souffles. Banshie observait le spectacle avec un sourire amusé.

« Vous n’avez plus beaucoup de temps pour finir ce combat toutes les deux dit-elle de sa voix grave. Les humains n’aiment guère les vampires. De plus je crois que si vous êtes fidèle à votre réputation, Alita ou « Omya », vous pourrez vous sortir facilement de ce guêpier.

- Si ce genre de test à la con peut vous rassurer, souffla Alita, votre petite garde du corps va morfler !

- Nous verrons bien ! dit Banshie.

- Tu n’auras pas l’occasion de survivre, traître.

- Juste une question, Kunoïchi, qui t’a payé pour mon assassinat.

- Je te le dirais si tu arrives à me toucher. »

Alita fit tourner la garde de son épée. Elle la rangea dans le fourreau, adoptant une technique dont elle s’était fait une spécialité, le Battô-Jutsu. Elle demeura ancrée au sol par ses pieds comme un arbre, attendant le moindre mouvement de son adversaire. La kunoïchi s’éloigna d’un pas. Elle attrapa rapidement trois shurikens dans une trousse et les lança sur Alita. Surprise, se préparant à une attaque frontale, Alita fut obligée de dégainer pour parer les étoiles qui tintèrent contre le sabre, s’égayant au quatre coins de la pièce. Alita se rua, au mépris de la prudence, sur son ennemie. Elle administra un puissant coup de taille mais la lame fendit le vent. S’avançant sur Alita, la kunoïchi avait pris appui sur l’épaule gauche de son adversaire et sautée au-dessus d’elle, évitant la charge. De la main droite elle tira sur son fil de cuivre. Elle atterrit derrière Alita et amena à elle une boucle de cuivre qui s’enroula autour du cou d’Alita qui eut juste le temps de glisser sa main droite entre son cou et le fil.

L’acier se resserra autour du poignet droit et commença à le découper, du sang pulsa régulièrement de la coupure. Alita tira sur la corde tranchante pour l’éloigner de ses jugulaires mais son poignet était bien entamé. La souffrance l’empêchait de réfléchir à un autre mouvement. Déjà elle sentait le fil couper ses os avec précision. Voyant bien qu’elle allait mourir décapiter, Alita tenta une dernière manœuvre. Elle se laissa plonger en arrière, suivant le sens de la traction.

Elle heurta de l’épaule la kunoïchi qui ne put contenir le poids d’Alita. Toutes deux tombèrent dans la terre battue. Alita frappa d’un puissant coup de coude son ennemie, lui fracturant le nez. Elle ne lui laissa pas le temps de se régénérer. Tout en se tordant pour se redresser, elle tourna le sabre dans sa main gauche et elle planta la kunoïchi surprise dans le flanc. Alita se défit rapidement du fil qui lui blessait le poignet droit. Elle se redressa et arracha son sabre de la plaie pour le pointer sur le visage de l’assassin, la clouant au sol de son pied droit.

« C’est fini les trucs et astuces maintenant. Qui t’as payé ? Quoiqu’en fait, je devine aisément.

- Hé ! hé ! hé ! Skali m’a bien dit que tu étais coriace.

- Ma sœur est la seule qui puisse me tuer dans ce monde. Et je suis la seule qu’elle redoute ! Adieu. »

Alita plongea la lame de son sabre dans le cerveau de la kunoïchi, l’achevant. Elle essuya sa lame avec une feuille de papier de riz puis la rengaina rapidement. Banshie applaudit le combat puis elle brisa une vitre avec une chaise. Elle invita Alita à la suivre. De la rue commençait à parvenir la rumeur des gardes alertés par le tenancier. Alita se pencha sur le cadavre de la kunoïchi pour s’emparer du long fil de cuivre coupant et de son redoutable hameçon. Elle bondit par la fenêtre pour suivre Banshie dans les ruelles sombres du port. Quatre gardes jaillirent dans la taverne à ce moment, armes au poing. Un magus, bâton à feu fumant en main les accompagnait. Ils ne virent que le cadavre de la ninja vampire. Ils s’en saisirent pour le brûler, engueulant copieusement le patron pour les avoir arrachés à une partie de dés qui commençait à leurs remplir les poches.

« Votre bras droit vous fait mal ?

- C’est presque cicatrisé grommela Alita. Maintenant que mon déguisement est foutu, je n’ai pas d’autre choix que de trouver asile sur votre vaisseau.

- Vous verrez, vous ne le regretterez pas dit Banshie. Nous allons à la recherche d’une antiquité dotée d’un grand pouvoir. Les acheteurs nous ferons des ponts d’or. Vous aurez droit à un pourcentage intéressant, si toutefois vous tuez mon concurrent direct, le capitaine pirate Dowd. »


07.07.2008

Psykhopathie irréversible!

La Révolution.
Faute d'une BD à afficher, voici une nouvelle que je présente à un concours. Vous pouvez incendier l'auteur!

J’l’ai fait. J’ai remonté la rue en courant comme un dingue. Comme d’habitude il est dans sa bibliothèque puante. La porte d’entrée est incroyablement lourde et sa poignée glisse entre mes mains poisseuses, qu’est ce que je transpire depuis que j’ai réalisé la révolution. Elle est toute en longueur cette bibliothèque. Ses murs sont lambrissés. Je m’arrête sur le pas de la porte, je me retourne pour la fermer sans bruit et étonné, j’observe les lieux qui m’entourent comme si je les découvrais, pourtant je suis déjà venu ici en d’autres temps. Des journalistes et des mecs en costard cravate évoluent dans cet univers clos. Certains d’entre-eux bâfrent des petits fours, il y en a du monde chez Gernier. Moi je me souviens des lieux alors qu’ils étaient silencieux, alors que seul le bruit de nos conversations passionnées à Gernier et à moi emplissait ce décor de théâtre hanté par la connaissance.

A ma gauche des étagères croulent sous le poids d’éditions originales et rares. Ensuite, je retrouve le secrétaire de Gernier, l’endroit où s’établit à chaque fois l’alchimie magique de la nouvelle et du roman. Il écrit à chaque fois sur ce secrétaire. Il faut remarquer que c’est un meuble de belle facture, doté d’enluminures et d’arabesques dorées. Il a dû le payer très cher. A l’intérieur on y trouve un monstrueux fouillis de feuilles griffonnées par ses pattes de mouches. Une brève vision fait naître dans mon cerveau des souvenirs de cette période heureuse où Gernier et moi discutions encore. Cette vision, c’est celle de sa coupe de champagne émergeant du tas de feuilles, c’est son porte bonheur et je l’ai toujours connu avec cette coupe de champagne. Apparemment, ça n’a pas changé. Egalement ensevelie, sous l’avalanche de vélin, je peux apercevoir sa trousse dégorgeant de crayons prêts à noircir les neiges de cellulose. Prés du secrétaire, un fauteuil, tous deux partagent en commun le fait d’être des antiquités. Sous le secrétaire, la chaise de travail de Gernier. Elle a également bien vécu cette chaise. Des gens sans importance vont et viennent devant moi, ils me gâchent le paysage et empêchent les souvenirs de remonter dans ma conscience. Le fauteuil est placé à coté d’autres étagères encombrées de livres, encore et toujours des livres, la drogue de Gernier depuis son enfance maladive. Une petite boursouflure dans le mur de droite m’indique la présence des toilettes. Il ne les a pas encore détruites et il ne le fera certainement jamais. Résultat, de répugnantes effluves empuantissent de temps en temps la bibliothèque. C’est moins perceptible ce soir, Gernier ne se serait pas permis d’incommoder l’odorat délicat de ses invités pourtant hautement méprisables. Ensuite, si on continue, l’étalage de bouquins refait son apparition. Le plafond en voûte de Gernier m’oppresse ce soir. Les lampes électriques sont tenues par des mains de marbre qui surgissent des murs. Ca me rappelle ma révolution, mais chut, il faut que je lui dise à lui d’abord. Gernier est situé à ma droite. Ce n’est pas de chance, je suis gaucher. Je plaisante. Les lattes de bois craquent autour de moi.

Gernier fait un drôle d’écrivain. Il a une tête de fouine, un regard brûlant d’intelligence et il est aussi fou que moi. Il porte toujours son long manteau noir et sa cravate blanche. C’est bien qu’il se soit habillé de cette façon ce soir, je l’ai toujours connu comme ça. Il est en pleine conversation avec des types qui font partie du gratin artistique....De toute façon je m’en fous. Je veux que Gernier me regarde. Sa montre m’indique qu’il est déjà onze heures!! Du soir ? Je pensais qu’il faisait jour quand je suis arrivé ! Gernier porte une coupe de champagne à ses lèvres et boit doucement. Attention, il ne s’agit pas de LA coupe de champagne, mais d’une flûte tout à fait quelconque. D’ailleurs, je me souviens de ma coupe de champagne, j’avais voulu imiter Gernier dans le choix de l’objet porte bonheur... Ca ne m’a pas servi à grand-chose, j’ai toujours la poisse au cul enfin bon, bref. J’en avais trouvé une encore plus belle que la sienne dans les poubelles, par un petit matin de Décembre.

 

Elle brillait comme un diamant sous le soleil bleuâtre de Décembre. Claudio Pisanu prit la coupe de Champagne dans sa main, l’examinant avec un oeil critique bien qu’embrumé par les relents de cuite et il la fourra avec le plus de soin possible dans une des innombrables poches de son bleu de travail. La rue de Breuze était un quartier relativement bourgeois et les ordures y étaient en générale soigneusement empaquetées, ce qui n’était pas pour déplaire à Claudio, éboueur de son état. Il sortit le sac poubelle ouvert de la cuve de plastique et il le jeta dans la gueule mécanique de la « broyeuse ». Puis il se hissa sur le marchepied, s’accrochant à la longe et le camion poubelle démarra dans un grand nuage noirâtre de gaz d’échappement. Claudio sur son perchoir contempla la rue de Breuze, à gauche des arbres dénudés par l’hiver, couverts de cristaux de givre. Un peu plus au-dessus on trouvait de belles maisonnettes agrémentées par des petites surfaces de pelouse soigneusement tondues au printemps. La route qui coupait la rue en deux était entretenue et le tout à l’égout faisait partie du quotidien des habitants de la rue de Breuze. A droite de Claudio le même spectacle de paix et d’harmonie avait lieu, petites maisons, pelouses entretenues et arbres gelés exposaient leur beauté sous le froid soleil. Le camion poubelle sortit bientôt de la rue, tourna à gauche au rond point et disparut dans une petite nappe de bruine.

 

Gernier était occupé à disserter littérature avec son rival. Les critiques les pressaient de questions pendant que le ton montait et que les deux écrivains rivalisaient de mots d’esprit sarcastiques. Ils continuaient tous deux à se livrer avec un plaisir non dissimulé à cette joute verbale lorsqu’un petit homme bouscula Gernier qui sous le choc projeta des arabesques de champagne sur son rival. Le verre valsa et vint se fracasser à terre dans un bruit cristallin et une pluie de lumière. Gernier s’excusa auprès de l’autre écrivain et de ses hôtes, puis il se précipita vers les toilettes là où semblait s’être réfugié le petit homme. Passé la porte, il le trouva devant lui, tout tremblant d’excitation. Son visage, sa façon de se tenir debout rappelait quelque chose à Gernier, mais il ne trouva pas. En tout cas, cette personne lui était familière. Ils se regardèrent dans la lumière crue des néons bourdonnant, les urinoirs envoyaient des éclats acérés de cette lumière qui écrasait toute perspective. L’un des deux urinoirs fuyait. L’écoulement de l’eau meublait le lourd silence qui s’était installé et qui gênait les deux personnages. Claudio Pisanu fut le premier à rompre la chape de plomb qui s’était durablement installée.

« Tu ne te souviens pas de moi?

- ..........

- Pisanu, Claudio Pisanu, le peintre raté de ta jeunesse.

- ...Quoi??, nom de...Qu’est ce que tu viens faire ici, et surtout, comment est ce que tu m’as retrouvé ? »

Gernier feignait de reconnaître le petit homme bedonnant qui tremblait en face de lui, mais il ne se souvenait pas de lui, et il ne tenait pas à s’en souvenir.

« Tu es disposé à m’écouter ?

- Non. Tu arrives ici en coup de vent, tu me bouscules, tu me déranges, je dois présenter des excuses à certaines personnes. De plus je ne me souviens pas du tout de toi. Peut-être que je devrais employer le vouvoiement. Maintenant, j’ai assez perdu de temps avec toi.

- Je l’ai faite, ma révolution, je l’ai faite.

- Hein ?? »

Une lueur de plaisir pétilla dans les yeux de Claudio lorsqu’il se rendit compte que ses paroles avaient déclenché chez Gernier un immense bond en arrière dans leur passé commun.

« Tu as pris du poids. Pourquoi viens-tu me voir maintenant?

- J’ai réalisé LE grand projet. J’aimerais que tu en sois le bénéficiaire.

- Minute, minute Claudio. Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis qu’on s’est rencontré au lycée.

- Oui, mais j’l’ai fait.

- D’accord, tu l’as fait, mais c’était quoi cette révolution ?

- Il faut que tu viennes voir.

- Direction ?

- Dans la rue de Breuze.

- Bon, écoute peut-être qu’un autre jour..... »

A cette remarque, Claudio Pisanu sentit la colère monter en lui. Il frappa du poing la porte du cabinet. Gernier resta cloué sur place, ne sachant comment réagir face à cet étrange petit bonhomme aux réactions enfantines. Les enfants, Gernier en avait horreur. Ca lui arrivait souvent de comparer les mômes à des fous miniatures laissés en liberté. Ils ne sont pas capables de faire la différence entre le réel et l’imaginaire, ne savent pas mesurer leurs réactions. De plus, ils sont bruyants, ils s’épanchent en paroles oiseuses et inutiles sur leur petite vie minable. Bref, Gernier les haïssait car il ne savait pas quelle attitude prendre face à leurs caprices. Il se sentait piéger par les enfants, et c’était exactement ce qu’il ressentait à présent.

« Non, ne me fais pas ce coup la maintenant, pas ici. Arrête tout de suite. Il faut que tu viennes maintenant. Ca servirait à quoi sinon, hein, tu peux me le dire, hein !! J’ai tout abandonné pour la révolution, et en plus tu en es le double bénéficiaire, ni ma femme, ni mes gosses ne l’auront, mais ce sera à toi. »

Tout en parlant, il transpirait, gesticulait, bavait. Des postillons vinrent s’écraser sur Gernier qui les essuya d’un geste souple de la main. Il lança sur Claudio un regard lourd de menace.

« Tu vas venir avec moi maintenant. »

Et Pisanu sortit une petite arme de poing de la poche gauche de son pantalon maculé de taches de graisse. Ses yeux verts roulaient dans leurs orbites, brûlant de folie et ils se heurtaient à ceux d’un bleu glacial de Gernier. Une trés forte tension imprégnait la scène.

« Tu ne vas pas tirer.

- Tu crois ?

- J’en mettrais pas ma main au feu....

- Enfin je te retrouve, le bon vieux Michel et non pas cette espèce d’empaffé d’écrivain.

- Je serais encore plus à l’aise si t’arrêtais de faire joujou avec ça.

- Alors tu me suis. Je t’expliquerai tout en route.

- J’espère que tu m’expliqueras aussi par la même occasion comment tu es devenu un psychopathe, qu’on rigole.....

- Ce n’est pas ce que tu crois.

- J’en suis sur, bon, maintenant tu ranges ça si tu ne tiens pas à te faire encore plus remarquer. Dis toi que la majorité des gens rassemblés ici n’ont jamais vu une arme, alors.....

- Alors tu me suis.

- J’ai pas le choix de toute façon.

- Je sais, mais tu vas être content. »

Claudio rangea l’arme d’où elle était sortie. Cela tombait bien car un petit homme en smoking venait de pousser la porte des cabinets pour soulager sa vessie pleine d’alcool. Claudio et Gernier sortirent sous le regard intrigué de l’homme qui cependant n’osa pas faire de remarque à l’écrivain. Gernier et Caudio sortirent de la bibliothèque sous quelques regards indiscrets. Il faut préciser que l’aspect vestimentaire de Claudio Pisanu ne s’accordait guère avec celui des invités de Gernier. Son gros ventre dépassait d’une chemise huileuse et d’un gilet rapiécé au petit bonheur la chance. Une barbe de trois jours couvrait tout son visage, son jean troué et moucheté de taches de graisse était attiré vers le bas à cause du poids de l’arme qui déformait la poche gauche du vêtement. C’était vrai qu’il avait tout abandonné pour la révolution, femme battue et fils indignes. Cela faisait plus de vingt ans maintenant qu’il préparait la révolution. Tout cela il l’expliqua à un Gernier bourru et rageur sur le chemin qui menait à la rue de Breuze. Sur la table de leurs retrouvailles mouvementées il plaça aussi un nom, celui d’Eve Lancebury.

« Comment est-ce que tu as entendu parler d’elle grogna Gernier.

- Je te suivais de loin expliqua Pisanu. Tu m’as toujours fasciné Amigo. Tu as réussi à faire ce que tu voulais de ta vie, tu donnes du rêve aux autres, tu es le marchand de sable. Alors, depuis mon camion poubelle, j’ai suivi ton parcours. Chaque soir je faisais un petit résumé sur ce que tu avais fait la veille. Puis, je me mufflais la gueule au mauvais vin et je frappais ma femme et mes gosses en imaginant que c’était toi que je frappais.

- Pourquoi?

- Par jalousie, mais je parle, je parle et nous arrivons dans la rue de Breuze.

- Révolution me voici, fit Gernier d’un ton sarcastique. Bon, et Eve, qu’est ce qu’elle vient foutre dans cette histoire, comment l’as-tu retrouvée?

- Patience. Il ne faut pas dévoiler tout de suite le suspens. »

Arrivant par la droite, Gernier et Claudio traversèrent la chaussée. Le froid engourdissait Claudio, mais il n’en avait que faire. Ils s’arrêtèrent devant une maison construite récemment et Gernier eut un coup au coeur en reconnaissant ce petit pavillon, c’était celui d’Eve. Ils pénétrèrent dans la maison, Claudio alluma toutes les lampes jusqu’au salon. Et Gernier, lui qui d’habitude ne perdait jamais son calme lâcha un juron en découvrant le spectacle qui s’offrait à lui.

 

Maintenant que je suis de retour dans ma bibliothèque, là ou j’ai pris l’habitude d’écrire, je peux enfin achever ce pénible exorcisme, finir de raconter cette horrible histoire qui bouleversa mon existence, ce congloméra d’horreurs qui viendra toujours s’interposer entre l’amour qu’Eve et moi nous nous portons. Du moment où j’ai vu Claudio me montrer cette gigantesque peinture qui occupait tout le fond du salon, j’ai cru que j’allais défaillir. Comment avait-il pu peintre une chose aussi belle et monstrueuse à la fois, je me le demande encore. Eve était le modèle du tableau et son corps s’y était dupliqué en des millions d’exemplaires imbriqués les uns dans les autres et qui tous ensemble finissaient par reformer un nouveau corps. A ce moment, et à ma grande stupéfaction, Claudio sortit de la poche de son pantalon le petit pistolet et fit feu sur Eve qui venait de rentrer dans la pièce.

Elle a reçu la balle dans la poitrine. Son corps a effectué un petit saut avant de se cogner à terre dans un bruit sourd. Claudio a ensuite orienté le canon du pistolet vers moi. Il m’a regardé un instant avec intensité avant de poser le canon sur sa propre poitrine et d’appuyer sur la détente. Je n’ai pas pu agir à temps, Claudio était mort le coeur en bouillie. Eve vivait encore, elle a survécu. Il lui a fallu quatre mois pour récupérer. Le tableau lui, a orné le fond de ma bibliothèque pendant trois semaines. Je l’ai revendu aux enchères, je ne pouvais pas le garder sans qu’il me rappelle cette nuit de cauchemar.

Ce soir Eve et moi quitterons à notre tour ce monde.

20:18 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bd

05.07.2008

En attendant...

Alita la Vampire....
 
Une petite illustration retouchée par photoshop en attendant un nouveau roman, le dernier en date étant pour l'instant bloqué!
 
Sérafina.jpg
 

20:20 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : art

04.07.2008

Néphilia

Spéciale dédicace aux Arachnophobes!

J'aime pas l'été! Si j'en chie, tout le monde doit en chier donc prenez ça dans votre face de larve, bande de Crétins! 

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Iguana Iguana!

Test pour les Images. 
Un petit test en attendant que je pose des illustrations pour les Histoires et des planches de BD a suivre chaque semaine (j'espère....) En attendant profiter de ce portrait d'un petit dragon! Et quand je dis profiter, c'est pas pour rien puisque c'est encore une espéce dont on n'entendra plus parler dans quelques temps! Et alors, qu'est ce qu'on a a foutre? We're human! We're the best!!!
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